1951 . hargicourt . france

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié passe son certificat d’études puis s’oriente vers un CAP de peintre en bâtiment. En 1968, il entre à l’Ecole Régionale Supérieure d’Expression Plastique de Tourcoing. Au bout de cinq ans, il abandonne ses études et détruit ses travaux. En 1974, il rencontre Corinne, qui deviendra sa compagne et son lien avec le monde extérieur, mais surtout un soutien nécessaire pour l’édification de son œuvre comme en témoigne le nom d’artiste qu’il a choisi : A.C.M. - Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, qui est à l’abandon depuis plusieurs années avec, attenant, l’atelier de tissage de son père. C’est avec la reconstruction de ce lieu - longue et pénible - car le couple vit dans une situation précaire - qu’A.C.M. trouve ses points de repère. Il reprend alors son travail artistique.

Son travail se fait en plusieurs étapes, il sélectionne d’abord les petites pièces parmi des vieilles machines à écrire, des réveils, des rebuts de transistors ou de pièces électroniques, les fils électriques etc. Il les nettoie, les ponce, les transforme à l’acide puis les oxyde. Il les colle ensuite entre elles et bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales, bateaux, des objets poétiques - labyrinthes peuplés de miroirs.

VOIR AUSSI :
Chemama-Steiner, Béatrice. "A.C.M. : architecte du vide", dans Création franche, n° 17, juin 1999. 

Lanoux, Jean-Louis. "Les citadelles d’une âme", dans Création franche, n° 17, juin 1999. 

Ritsch-Fisch, Jean-Pierre, éd. A.C.M. Textes de Corinne Marié et de Thomas Röske.  Strasbourg : J.-P. Ritsch-Fisch Galerie, 2007. 

Safarova, Barbara. "A.C.M. Artiste, collectionneur, archéologue", dans World Transformers. The Art of Outsiders. Reality, Fantasy and Utopia beyond the Everyday. Francfort : Schirn Kunsthalle et Hatje Cantz Verlag Ostfildern, 2010.